INFORMATIONS SUR LA JORDANIE

-- PRESENTATION DE LA JORDANIE

 

Histoire
 

Les Nabatéens
L'époque Hellénistique avec les dynasties Séleucides et Lagides
La période romaine et byzantine
L'époque musulmane
La période ottomane à nos jours

On trouve les premières traces humaines en Jordanie à l'époque du Néolithique, au 7ème millénaire avant J.C., prés d'Amman.

1. Les Nabatéens (Vième siècle av. J.C.)

Les nomades d'Arabie du Sud se sont sédentarisés suite à l'enrichissement de leurs ventes d'aromates et d'essences précieuses aux romains, grecs, égyptiens. Ils se sont installés surtout à Pétra car elle se trouvait au confluent des échanges avec la Syrie, Gaza, la mer rouge et l'Arabie. La capitale Nabatéenne devint alors une place internationale (centre commercial, place bancaire, centre religieux). Ils furent l'objet de nombreuses convoitises notamment de la part des égyptiens. Ces derniers trouvèrent un moyen pour contourner les taxes et impôts imposés à ces produits. La découverte de l'accessibilité de l'Arabie (et donc des matières précieuses) par la mer rouge grâce au vent de la mousson permit aux égyptiens de se passer des Nabatéens.

2. L'époque Hellénistique avec les dynasties Séleucides et Lagides (4 ème siècle av. J.C.)

Bien que la Jordanie ne fasse pas partie de la conquête d'Alexandre Le Grand, elle connaîtra l'influence de l'hellénisme grâce aux dynasties des Séleucides et des Lagides.

3. La période romaine et byzantine

La période romaine (64ème siècle av. J.C. 324-395 après J.C.)

Les années 64 avant J.C. sont marquées par la « pax Romana ». La Jordanie profitera merveilleusement du génie romain (villes, infrastructures etc.). C'est à cette époque que fut construit l'amphithéâtre romain au cœur d'Amman. Par ailleurs, cette période permettra une rationalisation de la politique, de l'espace et du territoire (création de routes, sécurisation des voies, etc.).

La période byzantine (324-636 après. JC)

La période byzantine issue de l'empire romain se caractérise par sa culture grecque et la religion chrétienne. Il n'y a pas de césure nette entre ces époques. Par contre, c'est à ce moment là que l'Occident (influence romaine) et le monde byzantin (influence grecque) divergeront définitivement. On peut dater le commencement de l'Empire byzantin lorsque Constantin choisit Byzance comme capitale.

Le territoire jordanien est partagé en trois parties et c'est le christianisme, religion d'Etat alors, qui instaurera une cohésion. Le pays connaîtra alors une prospérité jamais inégalée jusqu'à là.

Grâce à une rationalisation de l'utilisation de l'eau (création de citernes en pierre), le territoire connut une production agricole abondante et une sédentarisation importante (enrichissement de la population).

4. L'époque musulmane (à partir de 632 après J.C.)

Les Perses sassanides restèrent toujours en conflit avec l'empire byzantin. Ces conflits incessants faciliteront la diffusion de la religion musulmane.

C'est à partir de 632, date de la mort du prophète Mohammed que la conquête commença vraiment. Celle-ci s'étendra de la Perse jusqu'en Espagne. Les chrétiens et les juifs furent loin d'être persécutés et ils restèrent des sujets à part entière. Les mosaïstes de Madaba continuèrent à enchanter les sols et les murs des Eglises. Les musulmans firent appel à eux pour décorer leurs nouveaux palais.

La succession s'avéra délicate et c'est à cette date que deux courants musulmans apparurent : Les chiites et les sunnites (661). La dynastie des Omeyyades imposera le sunnisme.

Les Omeyyades (661-750 après J.C.)

Le califat s'installa à Damas et non à Médine comme le voulait la tradition. La Jordanie connaîtra, une nouvelle fois, une période culturelle faste (construction de pavillons de chasse appelés aujourd'hui «les châteaux du désert»).

Mais l'empire reposait sur le travail de population étrangère non musulmane. L'équilibre démographique n'était plus alors en faveur des musulmans sunnites malgré la conversion des persans à la religion de leurs supérieurs.

Les chiites n'avaient pas perdu espoir de renverser les Omeyyades. C'est ainsi que les Abbassides s'allièrent avec les Perses et renversèrent les Omeyyades.

Le régime abbasside (750-842 après J.C.)

Cette victoire consacra celle des Iraniens et les Arabes furent, désormais, écartés de tout poste à responsabilité. C'est à cette époque que la langue arabe se répandit et devient la langue officielle.

Mais face aux nombreux soulèvements, les califes utilisèrent de plus en plus des soldats turcs et le chef d'entre eux prit le nom d'émir, le calife n'ayant plus qu'un rôle religieux.

Les Fatimides (909-1171 après J.C.)

Les Fatimides sont une branche de la dynastie chiite. La principale caractéristique consistait en leur croyance au retour du Messie pour sauver l'homme du mal. Ils étendirent leur influence sur tout le Moyen-Orient. Ils pratiquèrent une large tolérance envers les chrétiens à une exception près.

Une nouvelle fois, c'est de l'armée que viendra la décomposition de la dynastie et plus précisément des turcs Seldjoukides.

Les Seldjoukides (1033-1092 environ après J.C.)

Le pouvoir échappa définitivement aux Iraniens pour passer aux Turcs. Ces derniers se convertirent au sunnisme et menèrent une politique efficace d'expansion.

Face à l'expansionnisme turque qui inquiétait le clergé, les croisades furent l'une des réponses à cette crainte.

Les croisades (1095-1189)

La fin du XIe siècle marqua le retour à une grande ferveur religieuse et à une relative croissance démographique en occident.

Le pape Urbain II prêcha la première croisade pour récupérer les lieux saints. L'enthousiasme dépassa largement les espérances du pape et ce fut un échec total : Les croisés peu organisés, pas dirigés furent massacrés.

La deuxième croisade permit de reprendre les lieux saints et de commencer à occuper le Moyen-Orient. Les populations quelles soient chrétiennes ou musulmanes étaient largement hostiles aux croisés.

De 1100 à 1118, Baudoin Ier consolida les conquêtes franques notamment en franchissant le Jourdain et en allant jusqu'au Wadi Mussa et Madaba. Ils édifièrent des forteresses importantes (Shaubak). Ils prélevèrent de lourdes taxes sur les pèlerins se rendant vers Médine.

Deux chefs s'opposèrent particulièrement : Saladin (les successeurs de Saladin furent les Ayyubides) et Renaud de Châtillon, cruel et imprudent. Celui-ci périra sous l'épée de Saladin.

En 1189, on peut considérer que le royaume franc au Moyen-Orient prend fin définitivement. Les autres croisades ne réussirent jamais à reprendre ce qui avait été perdu.

Les Ayyubides (1189-1250 après J.C.)

Les Ayyubides furent les successeurs de Saladin. A la mort de celui-ci, ses frères et fils se partagèrent le domaine. leurs pouvoirs s'effondrèrent au fur et à mesure que les membres de l'armée confiaient les postes clés à des mercenaires turcs, les Mamelouks.

Les Mamelouks ( à partir de 1249 après J.C.)

Ces derniers étaient bien décidés à jeter les derniers Francs à la mer. Malgré une alliance entre le Pape et les Mongols qui déferlaient sur la péninsule, les Mamelouks vainquirent ces derniers. C'est la fin de la présence des Francs au Moyen-Orient

5. La période ottomane à nos jours

La période ottomane (1453 jusqu'au XIXème)

The Peninsula of Minor Asia that was occupied by the Turks was parceled out between the diverse local Turkish families. In 1453, Constantinople fell into their hands. Mohammad the Eleventh then Salim the First went off alternatively in the reconquest of Asia and the Middle East. Starting from 17th century, this empire collapsed and the Bedouins impoverished the entire region with their raids. The peasants stayed without defense and the territory became empty of its population.
The last spaces, where the sedentary life retracted, were the mountainous regions, more difficult to accede.

Wahhabism (1809)

Un nouveau danger apparut (XIXème) : la secte porteuse d'un islam purifié «le wahhabisme». Abdelaziz Ibn Séoud entendait répandre ses théories partout dans le monde arabe. Les occidentaux opposés au retour d'une grande puissance orientale formèrent une coalition pour éviter l'hégémonie d'une telle secte.

Les accords Sykes-Picot (1916)

Hussein Ibm Ali descendant du Prophète fit cesser l'anarchie. En 1914, l'un des fils, l'émir Abdallah demanda l'aide de la Grande-Bretagne afin de demander l'indépendance des pays arabes mis à mal par l'intrusion des occidentaux (construction de chemin de fer, gares etc.).

Cette demande aura un effet pervers car loin d'apporter l'indépendance voulue, la France et la Grande-Bretagne se partagèrent les territoires ! Les intérêts de la France n'étaient pas conciliables avec une telle demande : ce sont les accords Sykes-Picot.

Les Français auront la tutelle de la Syrie et la Grande-Bretagne, la Mésopotamie et l'est de la Palestine. La déclaration anglaise dite «de Balfour» promettait la création d'un foyer national juif.

L'indépendance de la Jordanie (1946)

En 1920, La Sociétés Des Nations (SDN) décida d'un nouveau mode de gestion de ces pays : le système des mandats. La France aura le mandat sur la Syrie et le Liban, la Grande-Bretagne, la Mésopotamie et la Palestine.

L'aide de la Transjordanie pendant la 2 ème guerre mondiale aux anglais, leur permit, en 1946, de bénéficier de l'indépendance. Le Roi Abdallah fut couronné roi et le nom adopté pour le pays restera jusqu'à nos jours «le Royaume Hachémite de Jordanie».

Les deux villes les plus importantes restèrent Salt et Amman (choisie comme capitale). La moitié de la population était nomade. Au nord c'étaient des circassiens (musulmans d'origine tcherkesse). La population sédentaire arabe était en majorité musulmane et en minorité chrétienne. La paupérisation croissante des bédouins entraîna des razzias de plus en plus fréquentes. D'où l'idée d'un major anglais surnommé «Glubb Pacha» de les intégrer dans une police. Cette formation devint un corps d'élite.

La création de l'état israélien (1948)

Entre les deux guerres, un bouleversement démographique changea les données. L'immigration massive de juif en Palestine et l'acquisition des terres par les juifs s'accélérèrent et ils prirent possession des meilleures terres.

Une résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 (résolution 181/11) prévoyait la création de deux états indépendants et d'une zone internationale à Jérusalem.

La guerre de 1948

Le 15 mai 1948, la Grande-Bretagne mit fin à son mandat en Palestine. La veille, Ben Gourion avait proclamé l'Etat d'Israël, reconnu aussitôt par les USA et l'URSS.

Le 15 mai 1948, toutes les forces de la Légion Arabe, l'armée jordanienne attaqua Israël. La guerre s'acheva avec la signature d'une amnistie (juillet 49).

La Transjordanie était placée sous mandat britannique. Il s'agissait d'un territoire tampon entre la Syrie (tutelle française) et l'Arabie Saoudite. La Jordanie annexa la Cisjordanie tenue par la Légion Arabe.

C'est dans ce contexte que le Roi Abdallah fut assassiné. Son fils lui succéda, mais malade, il laissa le pouvoir à son fils Hussein. Ce dernier fut couronné le 2 mai 1953.

La guerre de 1967

Le 5 juin 1967, la Jordanie et l'Egypte signèrent un pacte de défense mutuel. Israël répondit immédiatement en les attaquant. La Cisjordanie fut occupée et Jérusalem illégalement annexée. 200 000 palestiniens se réfugièrent en Jordanie. Cela aura des conséquences graves : le Royaume se trouva amputer de 5,7 % du territoire où se concentraient 47 % de la population et 48 % des établissements industriels, l'essentiel de la production agricole. L'annexion entraîna également la perte des lieux saints.

Le 22 novembre 1967, le Conseil de Sécurité des Nations-Unis condamna dans sa résolution 242, l'attitude d'Israël.

Quelques dates importantes

  • en 1988, le Roi Hussein rompit les liens administratifs avec la Cisjordanie orientale.>
  • en 1989, le Roi mit en place un processus d’élection libre.
  • en 1990, lors de la première crise du Golfe, 300 000 émigrés d’origine palestinienne regagnèrent la Jordanie.
  • En 1994, le Roi Hussein meurt et son fils aîné Abdallah lui succède.
  • En 2003, deuxième guerre du Golfe.

 

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