| L’arabe classique comme langue officielle
La constitution jordanienne proclame dans ses articles 2 et 6 de la constitution que « la religion de l’Etat sera l’Islam et sa langue officielle, l’arabe ». Dans son article 6 elle interdit toute discrimination fondée sur la race, la langue et la religion. Cependant, il faut nuancer les dispositions constitutionnelles avec les réalités ethniques du pays. L’arabe classique est la langue de l’Etat et il est utilisé au Parlement, dans la rédaction et la promulgation des lois, dans les cours de Justice et dans les écoles mais dans la vie quotidienne c’est l’arabe dialectal qui domine et plus précisément l’arabe Levantin du sud (55 % de la population le parlent). Il existe, par ailleurs, d’autres langues maternelles comme l’arabe bedawi (11 %), l’arabe nadji, l’arabe adygué ou circassien (1 %), l’arménien (0,1 %), le tchétchène (0,05 %) et enfin le Tsigane domari. Si l’arabe fait parti de la famille chamito-sémitique, l’arménien et le tsigane sont un isolat indo-européen. Le circassien et le tchétchène sont des langues caucasiennes. La place de l’anglais et du français La Jordanie a une longue
tradition anglophile. L’anglais est la deuxième langue et elle
est pratiquée dans les secteurs public et privé.
Le français est enseigné dans 45 établissements privés soient quelque 35 000 élèves sur un total de 1,3 millions. Les autorités jordaniennes ont décidé d’introduire le français comme épreuve optionnelle au baccalauréat littéraire depuis 1999 et comme épreuve à part entière dans le baccalauréat hôtelier à partir de l’année 2003.
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