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Les relations économiques Europe-Jordanie
Les secteurs porteurs
Les relations économiques Europe-Jordanie
Des accords avec l’UE ont été signés en 1997 (appelés Euro-mediterranean Association Agreement, accord d’association euro-méditerranéen). Ils remplacent ceux signés en 1977. Ils sont entrés en vigueur le 1er mai 2002. Ils ont pour objectif d’établir une zone de libre-échange entre l’UE et la Jordanie en 2010 et ont une composante sociale, politique, culturelle. Cette zone de libre-échange est fondée sur une simplification du cumul des règles d’origine prévalant dans l’ancien accord.
La Jordanie a déficit structurel en matière de flux commercial, les importations représentant le double des exportations. Le principal partenaire commercial de la Jordanie fut l'Irak. A l’heure actuelle, les exportations jordaniennes sont destinées à la région du Golfe.
Les relations commerciales entre l'UE et la Jordanie sont stables : en 2001, l'UE représentait moins de 5 % des exportations de la Jordanie (160 millions d’euros) et environ un tiers des importations (1 800 millions d’euros). La Jordanie se trouve, ainsi, en situation d'excédent commercial avec les pays dans la région, mais est confrontée à un déficit commercial avec l'Occident.
Dans le cadre du programme MEDA en 1996-2000, le pays a reçu 289 millions d'euros sous la forme d'aides non remboursables (plus de 70 % déboursés) et 283 millions d'euros sous la forme de prêts sur ressources propres de la BEI. Le financement a été axé sur les opérations d'ajustement structurel, la promotion des petites et moyennes entreprises, les réformes réglementaires et la privatisation, le secteur de l'eau et la protection du patrimoine culturel jordanien.
En 2001, dans le cadre du MEDA, 20 millions d'euros ont été consacrés au soutien des réformes législatives et de la privatisation.
Sources : site de la Communauté Européenne (http://europa.eu.int), Ambassade de Jordanie à Washington (http://www.jordanembassyus.org)
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Les secteurs porteurs
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Transport et communications
En raison de sa position géographique, la Jordanie est utilisée par de nombreux pays comme un centre de distribution pour les pays Arabes. D’Est en Ouest, la Jordanie est entourée des deux plus gros producteurs de pétrole, l’Irak et l’Arabie Saoudite. Le nord de la Syrie permet une connexion avec la Turquie et l’Europe.
La Jordanie est tournée vers l’Autorité Nationale Palestinienne
et Israël.
D’où la nécessité d’avoir une bonne flotte de camions-citernes.
Par ailleurs, le
port d’Aqaba joue un rôle important comme place tournante avec
les pays voisins. En raison de sa profondeur, le port permet
l’accostage des bateaux de gros tonnage et il lie des pays de
l’Extrême-Orient avec ceux du Moyen-Orient.
Le port est équipé de structures modernes (équipement pour les
navires de type roll-on/roll-off, navires conventionnels et
porte-containers).
La Jordanie dispose aussi de trois
aéroports, ce qui signifie la gestion d’environ 1,8 millions
de passagers et de 65 000 tonnes de marchandises par année.
Le port d’Aqaba devrait assurer dans l’avenir le rôle d’un hub
régional.
Toutes ces infrastructures
demandent de la maintenance, des centres de gestion de marchandises,
de passagers et tous les métiers liés au transport qu’il soit
maritime ou aérien (gestion des containers, transitaires, affréteurs
etc).
Enfin, comme nous l’avons vu précédemment, le réseau routier est développé mais il n’existe pas à ce jour d’infrastructures de gestion des flux automobiles. Enfin, le développement et la modernisation des transports publics restent une réelle priorité pour la région du Grand Amman.
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Logement
Le secteur de la construction a contribué en 2001 à 5,5% du PIB, contre 5,1% en 2000. Les projets en matière de construction ont représenté 846 millions USD l’année passée, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année 2000.
La construction privative constitue un levier important dans le secteur. En effet, la Jordanie connaît une forte demande de logements, due à une croissance démographique considérable et à une urbanisation croissante.
Certaines banques ont pris des mesures pour abaisser le taux d’intérêt des prêts dédiés à la construction de logements afin de faire bénéficier aux plus pauvres, l’accès à la propriété.
Le gouvernement a mis en place en 2000 un programme de soutien de 70,5 millions USD dédié aux fonctionnaires.
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Internet et les technologies de communication
Le gouvernement a donné une priorité aux secteurs des communications et de l’informatique. Le taux de pénétration d’internet reste pour l’instant faible et reste cantonné à Amman Ouest. Le nombre d’abonnés est estimé à 40 000 fin 2001.
L’introduction de France Telecom dans le capital de Jordan Telecom a permis de donner un nouveau départ. Il existe neuf fournisseurs d’accès ayant obtenu une licence parmi eux :
a. Nets (Fastlink)
b. Cyberia (Liban)
c. Wanadoo Jordan (filiale détenue à 100 % de France Telecom).
Le secteur des télécommunications
a donc un réel avenir devant lui car l’introduction d’internet
et plus généralement des techniques modernes reste inévitable
dans un monde où la rapidité de l’information est un des éléments
incontournables de l’efficacité d’une entreprise.
Source : Mission Economique, Amman
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Fruits et légumes : appareillage
La production jordanienne de fruits et légumes couvre les besoins du marché local (plus de 5 millions de consommateurs) et génère un flux substantiel d’exportations, en particulier vers les pays du Golfe. Elle offre également la possibilité d'exporter vers les pays d'Europe en contre saison. Il est donc nécessaire pour les exportateurs de répondre aux normes européennes
Les exportations jordaniennes de fruits et légumes ont augmenté de 8 % en décembre 2001 par rapport au même mois en 2000 atteignant 15,6 millions USD. La quantité exportée s'est élevée à 40 423 tonnes.
Les légumes ont représenté 94,1 % et les fruits 5,9 %. Les pays du Proche et Moyen-Orient demeurent la principale destination, les Emirats Arabes Unis étant le premier client, suivi de la Syrie.
Cependant, les capacités de production restent handicapées par le manque d’outillage notamment au niveau des machines de calibrage ou d’emballage. L’ensemble reste encore très artisanal.
Source : Mission économique, Amman
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Energie
La Jordanie ne dispose pas de ressources énergétiques. Or, depuis la chute du régime baasiste en Irak, le contrat conclu avec ce pays est caduc ce qui a pour conséquence de priver la Jordanie du pétrole irakien.
L’indépendance énergétique
est un atout indéniable pour se tenir éloigné des hausses
des matières premières mondiales et des soubresauts politiques
des pays fournisseurs.
La France est bien
implantée dans le secteur énergétique jordanien. Ainsi, le groupe
français ALSTOM s'est vu confier par la compagnie d'Etat jordanienne
Central Electricity Generating Company (CEGCO), la réalisation
des travaux de conversion au gaz naturel des cinq chaudières
de la Centrale thermique de Aqaba, pour un montant de 15 millions
d'euros.
Ce projet s'inscrit dans un vaste programme destiné à alimenter toute l'économie jordanienne avec du gaz naturel égyptien venant du Sinaï, pour permettre de réduire le coût de l'énergie dans le pays.
Au-delà, l'ambition est aussi de desservir tous les pays du Proche Orient.
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L’eau
L’eau reste le principal défi de la Jordanie. En effet, le pays manque cruellement de cette matière première vitale et il doit faire face à l’augmentation démographique.
Déjà des entreprises françaises ont pris pied dans ce secteur (le consortium ONDEO Services/ ONDEO Degrémont USA/ MORGANTI USA a été déclaré adjudicataire du contrat de conception, construction et exploitation de la nouvelle usine d'épuration d'As-Samra, traitant les eaux résiduelles du Grand Amman), mais il reste encore beaucoup de projets pour satisfaire les besoins futurs de la population.
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Le tourisme
Présentation générale du secteur touristique en Jordanie
La Jordanie présente un intérêt indéniable
pour l’activité touristique. Elle offre deux aspects : des lieux
culturels majeurs qu’ils soient religieux (Mont Nébo,
le site du baptême de Jésus) ou purement historique (Pétra,
Wadi Rum) et balnéaire avec Aqaba.
Le tourisme permet aussi un enrichissement
global : le touriste ‘consomme’ d’autres services que ceux proposés
par le tour operator ou l’hôtel. Le touriste utilise le réseau
de télécommunication, des transports etc. L’activité touristique
se diffuse, ainsi, dans l’ensemble de l’économie.
Suite aux effets conjugués du début
de l’Intifada (2000), du 11 septembre 2001, du ralentissement
de l’économie mondiale, de la seconde guerre irakienne, le secteur
touristique a été particulièrement malmené.
Quelques chiffres
Le secteur du tourisme constitue l’une des quatre premières ressources du pays (avec les rapatriements de capitaux des expatriés jordaniens, l’aide internationale et le secteur minier). Il a généré quelque 700 millions USD de recettes (7,6% du PIB) et employé 22 800 personnes en 2001.
La Jordanie a reçu quelque 1 406 000 visiteurs au total au cours des 10 premiers mois de 2002. Cela représente une augmentation de 6,3% par rapport à la période équivalente de 2001.
La concurrence entre pays méditerranéens
est moins forte que l’on ne peut le croire. En effet, chaque
pays est spécialisé dans un mode touristique. Ainsi les visiteurs
en Jordanie ont le choix entre un voyage culturel ou religieux
ou un voyage balnéaire (Aqaba). La Jordanie est un pays de prédilection
pour les voyageurs français.
Mais les pays méditerranéens sont aussi émetteurs de touristes.
Les Israéliens sortent de leurs frontières, le pèlerinage de
la Mecque constitue aussi un apport de devises important. Avec
un peu plus de 22 000 touristes au cours des onze premiers mois
de cette année, la France est cependant en seconde position
derrière le Royaume-Uni, et à égalité avec l’Allemagne, comme
origine des touristes européens, avec une part d’environ 16%
du total des arrivées.
Le tableau ci-dessous reprend par régions d’origine, les données relatives aux flux d’arrivants en 2000, 2001 et au cours des 10 premiers mois de 2002 :
Origine des visiteurs en Jordanie
| |
Années |
Janvier-octobre |
| Provenance |
2000 |
2001 |
|
2002/2000 |
2002/2001 |
| Amérique du Nord |
126 411 |
74 568 |
63 309 |
-45.9% |
-5.6% |
| Europe |
326 574 |
207 332 |
142 238 |
-51.9% |
-25.3% |
| Pacifique et Asie de l’Est |
59 990 |
41 516 |
41 133 |
-22.8% |
9.9% |
| Afrique non arabe |
6 372 |
4 516 |
4 767 |
-16.6% |
+21% |
| Pays arabes |
770 795 |
963 051 |
1 013 524 |
+45.8 |
+17.4% |
| Israël et Territoires Palestiniens |
136 737 |
186 275 |
141 161 |
+16.6% |
-12% |
| Toutes origines |
1 426 879 |
1 477 697 |
1 406 132 |
+9.1% |
+6.3% |
Source : Jordan Ministry of Tourism – Statistics Department
C’est le « tourisme » arabe qui a permis au tourisme jordanien de ne pas s’effondrer en 2001 et en 2002. En effet, le nombre de visiteurs en provenance des pays arabes a augmenté substantiellement, puisqu’il est passé de 863 445 à 1 013 524 au cours des dix premiers mois de 2002 en termes annuels, conséquence de l’effet dissuasif des attentats sur les voyages à destination des pays occidentaux après le 11 septembre 2001 et du tourisme « médical » qui caractérise une bonne part de cette clientèle.
Source : Mission Economique, Amman - Jordanie
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Le secteur de l’habillement et de la mode
Le potentiel économique de ce secteur reste essentiellement dans le haut de gamme compte tenu de la production locale et de la concurrence étrangère. Cependant, en raison de la bonne image de marque des produits français, les produits français de moyenne gamme ont toutes leurs chances sur le marché local. Par ailleurs, de nombreux centres commerciaux se créent dans le pays et ils offrent des opportunités aux marques souhaitant pénétrer le marché local.
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Le secteur de la santé
Il s’agit d’un secteur porteur en raison de la qualité des praticiens, du personnel et des équipements. De nombreuses familles en provenance des pays du Golfe et de l’Afrique du Nord se tournent désormais vers la Jordanie pour faire soigner leurs proches. En effet, les visas pour les Etats-Unis se faisant de plus en plus rares et les tracasseries administratives de plus en plus nombreuses, les Arabes du Golfe séjournent plus volontiers dans les hôpitaux jordaniens.
La production jordanienne est limitée
en ce qui concerne le mobilier hospitalier et la fabrication
de consommable. Les importations proviennent principalement
des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, du Japon
et dans une moindre mesure, de la France.
Les achats sont effectués par voie d’appels d’offres internationaux. Les sociétés soumissionnaires doivent avoir un agent local, lui-même importateur de matériel médical.
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