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La Jordanie offre, de par sa position
géographique, un intérêt indéniable. Plate-forme régionale,
elle est entourée par la Syrie qui s’ouvre petit à petit, l’Egypte
dont le marché intérieur offre d’intéressants débouchés, Israël,
l’Arabie Saoudite et enfin l’Irak.
Elle a, depuis quelques
années, modernisé son arsenal législatif ouvrant ainsi la voie
aux privatisations, modernisé ses secteurs et signé de nombreux
accords tant au niveau des organisations économiques internationales
comme l’OMC (la Jordanie y est membre officiellement depuis
le 11 avril 2000) qu’au niveau des principaux « blocs » économiques
comme l’Union Européenne (L'accord euro-méditerranéen a été
signé le 24 novembre 1997. Il est entré en vigueur le premier
mai 2002) et les Etats-Unis (signé en 2000 et entré en vigueur
en décembre 2001).
La France joue un rôle privilégié. Elle a pris une part active au processus de privatisation et elle a investi dans les secteurs clés comme les télécommunications, le ciment, l’eau. Par ailleurs, une partie de la dette est réinvestie dans l’économie jordanienne.
Plusieurs zones de libre-échange ont été créées afin de promouvoir les produits manufacturés et ainsi accorder des facilités aux sociétés désireuses de s’installer dans le Royaume ou de faire transiter à moindre prix, leurs marchandises.
En premier lieu,
ont été lancées en 1997 les QIZ (Qualifying Industrial Zones).
Il s’agissait d’ouvrir aux produits jordaniens, le marché américain
en franchise de droit de douane et hors quotas. Le succès de
ces zones a dépassé toutes attentes : ce sont quelques 540 millions
USD d’investissements qui ont été ainsi drainés et prés de 45
800 emplois qui ont été crées.
Enfin, ont été créées
des zones de libre-échange qui comprennent l’ASEZ (Aqaba Special
Economic Zone) et d’autres zones éparpillées à travers le pays.
Ces endroits présentent des avantages pour les sociétés souhaitant
faire transiter, transformer, stocker des marchandises.
Elle dispose aussi de nombreux atouts comme des infrastructures de qualité, une main d’œuvre qualifiée, des coûts avantageux pour une implantation.
Pays nouveau et issu des turbulences historiques, la Jordanie connaît depuis le début de la deuxième Antifada (septembre 2000), un ralentissement économique, notamment en raison de la désaffection des touristes européens et américains et une diminution de la demande intérieure. Cette diminution du « trafic » touristique est aussi alimentée par le ralentissement économique mondial.
La deuxième guerre
en Irak a prouvé que l’économie jordanienne, loin de sombrer,
a surmonté en partie cette crise. L’aide internationale
a été au rendez-vous (700 M USD d’aide économique des Etats-Unis,
pétrole gratuit pendant trois mois en provenance de pays Arabes,
soit environ 170 M USD et enfin une aide japonaise et européenne
d’un montant respectif de 100 M USD et 35 M EURO). Par ailleurs,
elle a réduit, par des mesures économiques (baisse des intérêts,
augmentation de certaines taxes, réduction des subventions de
prêts immobiliers aux fonctionnaires etc.) les désajustements
provoqués par le conflit démontrant ainsi sa flexibilité et
sa capacité d’adaptation aux évènements extérieurs.
Le dernier remaniement ministériel montre
la volonté du Roi d’accélérer la modernisation du Royaume notamment
en réduisant l’influence des groupes de pression sur le fonctionnement
de l’administration et une continuité de la politique d’austérité
tout en prenant pour objectif l’amélioration des conditions
de vie des Jordaniens qui se sont dégradées suite à la conjoncture
économique régionale et mondiale.
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